"De l'avis de beaucoup de gens, le niveau des films dans cette édition est très haut. C'est une sélection exigeante et la qualité des films donne de l'importance à la compétition", a indiqué Faouzi Bensaïdi, dans un entretien à la MAP, en marge du FIFM.
Le réalisateur marocain a souligné que le FIFM "n'a rien à envier aux autres grands rendez-vous du cinéma mondial". "C'est un festival qui a beaucoup d'ambitions, qui avance vraiment bien, tout en évoluant de manière très étonnante", a-t-il relevé. Pour lui, le FIFM "devient de plus en plus un rendez-vous important sur la carte cinématographique mondiale".
Concernant sa participation au festival, le jeune réalisateur a souligné que la présence de son film à la compétition officielle représente pour lui un "impact émotionnel très fort". "A l'intérieur d'un festival prestigieux comme celui de Marrakech, mon film va être découvert pour la première fois par le public marocain, les professionnels, la critique et la presse. C'est quelque chose qui a un impact émotionnel très fort. Ceci rajoute aussi de la force émotionnelle lors de la projection du film", a-t-il dit. "C'est une grande source de bonheur de savoir que mon film est regardé par de grands cinéastes du calibre de Roman Polanski (président du jury de la 6ème édition du FIFM)", a-t-il confié.
Faouzi Bensaïdi note, par ailleurs, que "What a wonderful world" est un film qui "n'appartient à aucun genre précis. Un film à part en quelque sorte". "C'est un long métrage qui joue avec le cinéma et avec plusieurs genres en même temps. C'est à la fois un polar, une romance, par moment un film muet.
C'est aussi un mélo et une comédie musicale", fait-il savoir. Le réalisateur marocain, qui relève que "What a wonderful world" n'est destiné à aucun public précis, avoue privilégier sa propre manière de voir les choses lors de l'écriture du scénario, "tout en espérant pouvoir toucher le plus grand monde possible". Concernant ses prochains projets, Faouzi Bensaïdi indique qu'il travaille sur un scénario pour le grand écran, et pense en même temps à faire un retour au théâtre, qu'il a fait pendant dix ans.
Né en 1967 à Meknès, Faouzi Bensaïdi a participé à deux reprises au Festival de Films de Cannes, notamment en 2003 avec "Mille mois". Quinze films sont inscrits dans la compétition officielle de la 6-ème édition du FIFM, organisée du 1er au 9 décembre sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI. Quatre prix départageront les films en compétition. Il s'agit de l'Etoile d'Or (Grand Prix), du prix du jury, du prix d'interprétation féminine et du prix d'interprétation masculine.