Une jeune femme, Sultana Khaya, qui a comparu en liberté, a été condamnée à huit mois de prison alors que six autres étudiants, en détention préventive, se sont vus infliger un an de prison.
Les prévenus ont scandé dans la salle du tribunal de Marrakech le mot d'ordre d'3autodétermination" (pour le Sahara occidental), a ajouté l'avocat source de l'info.
Ils étaient poursuivis notamment pour "attroupement illégal, destruction de biens publics et outrage à fonctionnaires en service".
Les sept étudiants ont été interpellés il y a quinze jours à Marrakech lors d'une manifestation sur le campus universitaire, a-t-on appris de sources concordantes.
"Nous, les avocats de la défense, avons quitté la salle d'audience parce que le caractère public n'était pas garanti", a affirmé Me Oulzaz. "Le verdict prononcé par la suite, en l'absence des avocats, a été injuste", a-t-il estimé.
"La défense a interjeté appel, et nous pourrions même réclamer un arbitrage du roi qui est la plus haute autorité du pays", a-t-il dit.
"Cette affaire a une dimension politique et ce verdict sévère pourrait être exploité par le Polisario lors des négociations avec le Maroc" sous l'égide de l'ONU, a estimé l'avocat.