Pourtant le CRT Marrakech passe pour une référence par rapport à ses homologues. Les excellents résultats faisant foi. Ce qui reste bien entendu relatif étant donné qu'il peut mieux faire. Et c'est là la remarque qui taraude l'esprit de son président Abdellatif Kabbaj dont l'insatisfaction est manifeste. Ce qui explique d'ailleurs la multiplication des audits internes qu'il lui fait subir tout autant que les changements de l'organigramme et les mutations du personnel auxquels il vient de procéder.
Quelles sont les faiblesses dont souffrirait le CRT ?
A entendre parler les partenaires (RAM, ONMT, CDG, ONDA …), ce sont d'après le rapport de Méda II.
Des ressources financières limitées
- Un staff pas assez bien organisé , structuré face aux exigences des partenaires.
- Un staff qui n'est pas une véritable force de proposition et d'action (c'est une structure passive).
- Difficultés pour recruter des cadres chevronnés : quel avenir professionnel ? / Quelle évolution dans une association ?
- Equipe opérationnelle du CRT confrontée aux vicissitudes politiques ».
Quant à ses forces , elles se limitent à l'engagement de l'équipe opérationnelle du CRT. Celui-ci serait pénalisé par un problème de communication :
- Problème de communication : la plupart des élus n'arrivent pas à comprendre le travail du CRT – CRT = un luxe ?)
- Corporatisme : travailler avec des professionnels ne partageant pas toujours la même vision
- Problème de professionnalisation au niveau de la destination politique
- Politique touristique agressive des pays concurrents.
Pareils handicaps nécessitent le recours à des opportunités jusque là sous –exploitées ou ignorées à savoir :
- La présence de grands opérateurs
- La prise de conscience quasi- générale par la profession de l'importance des RH et de l'urgence d'agir
- Les potentialités en terme d'actions
- Programme Meda II
- La mise en place des conseils provinciaux du tourisme (CPT Al Haouz et CPT Essaouira), avec une synergie d'action.
Nous espérons que la mue que vient de subir le CRT s'inscrive dans cette dynamique et que l'équipe en place soit renforcée de compétences et non pas de noms creux, dépourvus de professionnalisme. Le dernier recrutement, hélas, présage de mauvais augure car avec tout le respect qu'on lui doit, si la personne est honnête et de bonne intention, son cursus reste malheureusement totalement étranger au secteur du tourisme.
On ne répétera jamais assez la très sensée et non moins pertinente observation qui appelle à la présence de « the right man in the right place ».