Initié en collaboration notamment avec l'Agence du Bassin Hydraulique de Tensift (ABHT) et l'Institut technologique des îles Canaries (ITC), cet atelier avait pour objectif de mobiliser les acteurs locaux et nationaux, les organismes internationaux et le secteur privé afin de présenter et de débattre des questions liées aux aspects techniques, politiques, sociaux et économiques appropriés à la mise en oeuvre, à grande échelle, des unités autonomes de dessalement.
Organisé dans le cadre du projet "ADIRA" (projet de partenariat euro-méditerranéen soutenu par l'UE dans le cadre du programme MEDA- EAU), cet atelier intervenait dans un contexte où les ressources en eau douce de la rive sud du bassin méditerranéen sont caractérisées par une pénurie croissante, situation qui s'est aggravée, ces dernières années, en raison des changements climatiques, des sécheresses périodiques et de la demande sans cesse croissante en ressources hydriques, ont expliqué les organisateurs.
Cette rencontre qui a été marquée par la participation d'experts internationaux, de responsables des départements en charge du secteur de l'eau et de l'énergie, de chercheurs, d'élus locaux et des acteurs de la société civile, a été l'occasion pour se pencher sur un certain nombre de questions ayant trait notamment à "la situation de l'alimentation en eau potable en milieu rural" et aux "eaux saumâtres dans le bassin de Tensift et leurs potentialités en tant que ressources alternatives".
A l'issue de cette rencontre, une visite a été effectuée à une unité autonome de dessalement, située au village "Ait Benhssaïne" à proximité d'Ait Ourir.
Ciblant l'Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Turquie, le projet ADIRA entend développer des systèmes permettant d'alimenter des zones rurales en eau douce au départ d'une eau salée ou saumâtre. Il permettra de réduire les pénuries dans des régions à faibles ressources hydriques.
Ce projet est axé sur un système de dessalement autonome fonctionnant à l'énergie solaire ou éolienne, alors que différentes technologies et autres systèmes déjà existants sont examinés en vue de leur application à la région méditerranéenne.