Dans un dossier remis à Marrakech News, l'affaire a commencé le 7 avril 2008 quand l'épouse d'un ancien diplomate chinois (Zhang Li Xiu) a acheté un local en bail à un prix de 100.000 dirhams suivant le contrat de cession de bail signé et légalisé par l'intéressée et l'acquéreur initial (A.B.).
Dans sa plainte, Z.L.X affirme avoir versé 800.000 dirhams pour cette acquisition (qu'elle confirme avec une copie de protocole d'accord avec A.B. signé le 08/10/2008) et que le sieur A.B. lui a conseillé de ne mentionner qu'uniquement le montant de 100.000 dirhams, pour échapper aux impôts. Chose conseillée, chose faite!
Elle ajoute que A.B. lui a promis de lui fournir toutes les pièces réglementaires pour finaliser cette acquisition, mais il n'a pas tenu à sa promesse et a essayé de la menacer de porter plainte contre elle pour une affaire commerciale entrant dans une transaction entre eux menant à la finalisation de la cession du bail de Marrakech (une cargaison de jouets chinois cessée à A.B. d'une valeur de 350.000 dirhams, plus un montant de 150.000 dirhams comme avance sur le montant d'achat, le reste des 800.000 dirhams était fixé pour avant le 31/03/2008).
Le propriétaire a porté plainte pour récupérer son local, le juge a donné ses ordres pour vider le local, Z.L.X. a essayé par tout moyen possible pour se défendre, mais les ordres sont formels, la juridiction commerciale a confirmé son jugement du 08/04/2008 par un autre de précision et de poursuite d'exécution du 17/06/2008,
Le 10/07/2008, Z.L.X. a été notifiée de l'avertissement d'utilisation de la force publique pour l'obliger à vider le local en question.
"Tout cette affaire était causée par une confiance excessive en (A.B.), qui s'était présenté en ami pour entreprendre des activités de partenariat avec le couple chinois venus à Marrakech comme étant des investisseurs" écrit Z.L.X. dans sa plainte.
L'acquéreur initial avait accepté de na pas céder le local objet de la plainte à quiconque sans l'accord explicite du propriétaire, chose qu'il n'a pas honorée selon Z.L.X.
Z.L.X avait pris la décision de ne pas remettre la clé du local qu'à A.B. et à lui de le mettre à la disposition du propriétaire ou du tribunal. Elle a prié les autorités marocaines de consulter l'ambassade chinoise avant toute mesure à exécuter.
Elle a décidé de mettre au courant l'opinion nationale et internationale de ces faits, une conférence de presse est à organiser. Une lettre devait être adressée au Roi du Maroc pour le mettre au courant, a conclu Z.L.X. dans sa plainte écrite.
Date d'exécution du jugement passée, le procureur du roi auprès du tribunal de commerce de Marrakech a autorisé Z.L.X à récupérer ses biens confisqués dans le local.